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Bénédicte Deleplanque, photographe épicurienne

J’ai rencontré Bénédicte chez un ami commun spécialiste de l’art, évidemment nous nous sommes vite retrouvée un verre de vin à la main. Un vin rouge comme on en sert dans les vernissages, rien de spécial si ce n’est qu’il nous a permis d’engager la conversation. D’abord autour des vins de Rioja, que Bénédicte affectionne particulièrement et puis tout simplement nous en sommes venues à raconter nos vies, professionnelle d’abord personnelle ensuite. Le vin c’est ça, un fil qui se tisse au fil des ans et qui lie les amies dans la vie.

 

Ombres et lumières, les friches

 

Peux tu te présenter en quelques lignes ? Qui es tu, que fais tu, ce qui t’anime…

Photographe thérapeutique, coach de l’estime, mon outil est la photo sous toutes ses formes..

Artiste chercheuse, traqueuse de lumière, je m’émerveille de la découverte, de mes rencontres…je vois la beauté souvent.

Il y a un début à toute histoire, une légende, des fondations, raconte nous comment tu es tombée amoureuse du vin ? 

Le bon vin a toujours été présent dans ma famille, 

Sur la table dominicale de mes grands parents maternels, le fombrauge Saint-Émilion trônait, seul vin acceptable par mon grand père qui a le fin de sa vie le mélangeait à sa banane… sacrilège criait ses enfants !

De l’autre branche, le grand aficionado fut mon père, il était également collectionneur et joueur, achetait le plus souvent en primeur et aimait les rencontres avec les viticulteurs passionnés. Nicolas Joly en fit partie. (Oui Bénédicte fait partie des privilégiées à avoir bu régulièrement de la Coulée de Serrant…)

Naturellement j’ai vite apprécié le goût du bon vin. Plutôt des bordeaux ou bourgognes d’un trop bon niveau et sans doute travaillés pour plaire à l’époque.

Mon portefeuille ne me permit pas de poursuivre sur ce chemin d’excellence mais finalement ce fut une opportunité pour découvrir des cépages différents, des appellations moins connues.

Qu’est ce qui t’a motivée pour venir participer à une formation œnologique ?

Toi, Stéphanie en premier parce que je t’ai rencontré sans savoir ce que tu faisais au départ,  le vin ensuite puis les accords mets et vin.

Après je suis devenue aficionada !

Comme beaucoup d’amateurs (rices) de vin tu participes à différents ateliers, peux tu nous raconter ce que tu apprécies chez l’un ou l’autre des ateliers ?

La simplicité, la convivialité et la générosité de ces ateliers tant au niveau des connaissances que de la qualité des vins et des accompagnements. 
  

Je te connais depuis quelques années déjà et tu as un parcours personnel avec le vin, raconte nous quelle est ta relation au Jaja aujourd’hui ?
J'ai la chance d'avoir 2 frères qui poursuivent la passion de notre père, chacun sur son propre chemin ce qui multiplie les découvertes. Grâce à eux j'ai eu l'occasion de découvrir des vins extraordinaires et je me souviens d'un séjour exceptionnel chez Anselme Selosse, j'en ai d'ailleurs tirée une photo magique.
Aujourd’hui, j’ai appris à me laisser surprendre par les goûts du vin. Je sais l’histoire qu’il contient, le travail, la philosophie parfois. De l’idée de la vigne au verre de vin, il existe une multitude de mondes d’une richesse insoupçonnée et lorsque le vin est bien fait, je peux sentir toute l’attention du viticulteur (sans doute pas que..) dans l’élaboration de son nectar.

Cela m'émeut toujours.

Si tu t’appelais Marcel, quelle serait ta madeleine ?

Le flan au caramel de ma môman

Une cervelle d’agneau (pas politiquement correct !) au vinaigre de frambois

Peux tu partager avec nous une rencontre, un moment particulier autour du vin ?

Un souvenir d’une soirée au Jaja avec un vin du sud exceptionnel, un plateau de fromage et charcuteries le tout partagé avec une amie chère… un moment rare qui reste

Les bulles d’un champagne légèrement vieilli qui pétille avec finesse et disperse son parfum loin..longtemps. Et qui demande une autre gorgée...


Comment définirais tu ta relation au vin ?

Très artistique et sensuelle. Lorsque je goûte un vin, j’entends des sons qui évoluent, qui se mélangent…une musique émerge..et c’est une danse qui arrive  sensation corporelle et parfois des images de cinéma… Après je peux le décrire, mais cela passe par mes sens.


On aime relier la vin à des passionnés, et toi à part le vin, c’est quoi ton autre passion ?

Danser au milieu des bois, m'émerveiller de la vie au travers de mon objectif photo ou non….créer créer créer

 

Canette et Grenache

Anselme Selosse

Mes suggestions d’accord mets et vins avec les favoris de Bénédicte

Le flan au caramel de sa môman/ AOP Alsace Muscat SGN

On retrouve en ingrédient principal le sucre, des arômes caramel un peu vanillé. Pour équilibrer le sucre du plat, il est mieux de choisir un vin avec du sucre résiduel, un peu gras et pas trop acide ! On évitera les Riesling vendanges tardives et les côteaux du Layons. 

Une SGN Muscat ou Gewurztraminer dont les aromatiques florales, fruits à noyaux, des amers naturels qui donnent du corps au vin. Si vous en avez l’occasion je vous recommande de tester ce dessert sur un Muscat de Rutherglen, Australie. 

Une cervelle d’agneau (pas politiquement correct !) au vinaigre de framboise/ AOP Bourgogne Épineuil

Vinaigre (Vin Aigre) l’ennemi juré du vin lui rappelant trop son implacable destin. Heureusement la cuisson lui enlève son aigreure pour ne lui laisser que l'aromatique (framboise) et son acidité qui équilibre la structure plutôt “grasse” de la cervelle d’Agneau. La cervelle à un goût très fin qu’il ne faut absolument pas étouffer avec un vin trop charnu et complexe.

Le choix idéal sera une appellation de Bourgogne en côtes de nuits ou du Chablisien, pour sa structure tendue, fraîcheur des fruits rouges. Pour les besoin de simplicité aromatique choisissez une appellation village AOC côtes de nuits villages, pourquoi pas un Fixin. Un Bourgogne Épineuil ou un Irancy feront aussi un très joli mariage.

Où retrouver le travail de Bénédicte ?

Toutes les photos de cet article sont de Bénédicte (exception faite de son portrait). 

  www.lumieredentreprise.fr

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